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FOCUS

A.T.T. : des solutions pour empêcher les contrefaçons et identifier les auteurs

jcfontaniveSelon le spécialiste français ATT (Advanced Track & Trace), le manque à gagner des entreprises victimes de la contrefaçon dans le monde serait de 200 à 300 milliards d’euros par an. Le phénomène représente 5 à 7 % du commerce mondial. Son coût social est estimé à 200 000 emplois par an.

Les statistiques douanières de l’Union pour l’année 2001-2002, parlent d’elles-mêmes : près de 100 millions d’articles contrefaits et piratés que les douanes ont confisqué aux frontières. Les administrations douanières communautaires ont enregistré une progression de 900 % par rapport à 1998. Le conseil des ministres du 2 juin 2004 propose la mise en place de certaines mesures.


Comment procèdent les contrefacteurs ?

Les contrefacteurs peuvent produire des packagings et des étiquettes identiques aux originaux, rendant souvent difficile, voire impossible, de discerner les vrais des faux. La contrefaçon de médicaments, d’emballages de parfums, la falsification de documents tels que des images chèque ou bons de commandes appartiennent également à notre "univers". Pour lutter efficacement contre les copies, les fabricants doivent mettre en oeuvre des solutions sécurisées, très en amont des moyens de production, ceux-ci étant accessibles aux contrefacteurs. Aujourd’hui les aspects quantitatifs des trafics ont, en terme de rentabilité, pris le pas sur les aspects qualitatifs.

Quelles solutions proposez-vous pour empêcher les contrefaçons et identifier les auteurs ?

Nous disposons de solutions réparties en trois familles contre applicatives : du numérique au numérique, du numérique vers différents supports (papier,tissus ...) et vers différents supports physiques (packaging ...). En numérique pur, un seul pixel modifié sur un document JPEG, GIF ... suffit pour déclencher notre système qui entoure la zone modifiée. Les solutions que nous mettons en pratique chez ATT autorisent la détection de copies et apportent la preuve indéniable de l’origine des packagings, étiquettes, notices ou documents d’accompagnement. Grâce à des procédés uniques de cryptographies et de dissimulation d’informations de sécurité, il est possible d’identifier les produits unitairement, de manière invisible et infalsifiable, afin de lutter contre la diversion et les marchés parallèles et d’assurer ainsi la maîtrise des voies de commercialisation.

Comment fonctionne votre solution au plan technique ?

contrepharmaCe sont des brevets développés dans une université allemande d’une part et dans ATT d’autre part. Il a nécessité dix années de travail pour 30 personnes. Il s’agit d’une analyse du signal en utilisant les fréquences. Nous utilisons un "tag" de type CDP (Copy Detection Pattern) qui permet de marquer les produits afin d’éviter leur contrefaçon. Aucune base de données n’est nécessaire. Le CDP porte en lui les informations d’authentification. A l’usage nos technologies s’avèrent très simples qu’il s’agisse d’un logiciel de contrôle d’intégrité directement sur une image à l’écran, d’utiliser une Webcam pour capter une image ou d’analyser des étiquettes directement sur un scanner de poche. J’ajoute qu’il est également possible de prendre des photos via un téléphone portable et de les faire analyser en les transmettant à un serveur que nous exploitons par exemple.

L’expérimentation, puis la mise en service d’un fichier des images et des caractéristiques des produits authentiques des entreprises pour permettre aux services policiers et douaniers d’identifier en temps réel les produits contrefaits. Quel est l’apport de ATT dans ce domaine identifier comme stratégique lors de la communication rendue publique à l’issue du conseil des ministres du 2 juin dernier ?

La constitution d’une base de données "images" de produits de sociétés désireuses participer à l’ambition du gouvernement peut être facilement envisagée. Sur le douane sujet il n’y a aucune valeur ajoutée (toutes les SSII peuvent proposer un service permettant la saisie des produits -référence, nomenclature, caractéristique-, leur numérisation, et enfin le stockage indexé). Les entreprises pourront donc alimenter cette base de données "images" au fur à mesure des nouveaux produits qu’ils commercialiseront. Cette base de données "images" sera directement accessibles aux forces de l’ordre (policiers, douaniers etc ). On voit dès lors la difficulté pour une autorité d’essayer de comparer un "produit" physique qu’il tient dans une main avec une "image" présente sur l’écran de son ordinateur. La qualité des produits réalisés par les contrefacteurs ne permettra pas de valider si le produit est contrefait ou pas. D’autre part il y aura peut-être présomption de "faux" mais aucun moyen de vérifier et d’apporter la preuve du "faux" en temps réel.( difficile s’il s’agit de décider rapidement...) En conséquence, il faudrait pouvoir s’insérer en amont dans ce dispositif au moment où les entreprises seront désireuses de "rentrer" dans ce schéma. ATT pourrait les convaincre de "marquer" en amont les produits d’un CDP (Copy Detection Pattern) qui permettrait aux forces de l’ordre de vérifier l’authenticité des dits "produits" présentés. La preuve technique serait ainsi immédiatement faite.

La création d’une mission de réflexion composée de trois personnes (un juriste, un expert en nouvelles technologies, un industriel) pour proposer un plan de lutte contre l’utilisation de l’Internet pour distribuer des produits de contrefaçon est également proposée dans le texte du conseil des ministres. Qu’en pensez-vous ?

Il serait intéressant de pouvoir inciter les sociétés qui commercialisent les produits par Internet, d’avoir un label "numérique marquage" sur leur "image produit et/ou nomenclature". Grâce aux technologies ATT, (du numérique au numérique) les responsables de la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication pourraient directement sur leur écran et à travers les sites marchands vérifier "on line" si l’image produit a ce "label" à l’aide d’une simple Webcam et pourrait ainsi alerter immédiatement soit le provider, soit les responsables du site que certains produits sont contrefaits. On pourrait donc imaginer pour la France la création d’un label accepté par les industriels français pour tous les produits référencés sur Internet.

Source 01net-ATT
Fabienne Gougeon


Site Internet

ATT-fr.com

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