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Compte-rendu du congrès de l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD)
Le 14 et 15 novembre 2005, s’est déroulé à Lyon le deuxième Congrès mondial sur la lutte contre la contrefaçon et le piratage. Cet évènement a pour but d’établir quelles stratégies fonctionnent dans le combat mené contre cette forme de criminalité, et de trouver de nouvelles solutions et possibilités de coopération pour en réduire les effets néfastes.
De hauts responsables internationaux de services chargés de l’application de la loi, de gouvernements et d’entreprises appellent à une action plus coordonnée et efficace pour donner un coup d’arrêt à la contrefaçon, dont le coût estimé se chiffre en millions, sans parler des milliers de vies qu’elle met en danger.
Plus de 500 délégués de 66 pays participent à ce congrès de deux jours co-organisé par Interpol et l’Organisation mondiale des douanes (OMD), avec le soutien de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).
« En ces temps où les responsables de police sont concentrés sur le terrorisme et d’autres formes de grande criminalité, il importe qu’ils ne sous-estiment pas le préjudice que les atteintes à la propriété intellectuelle causent à nos économies, ni le danger potentiel qu’elles représentent pour la sécurité publique ».
Si, pour de nombreuses personnes, les contrefaçons ne font de mal à personne, le commerce de ces articles touche presque tous les aspects de la vie quotidienne, sous la forme de produits pharmaceutiques, d’implants médicaux, de pièces détachées d’avions et de voitures, de produits alimentaires, de boissons et de biens de consommation.
« La contrefaçon et le piratage ont pris des dimensions inacceptables, et j’ai été choqué, lors de mes déplacements en Afrique, en Asie et dans certaines régions d’Europe, de constater la diversité et l’ampleur des atteintes commises. Je m’inquiète en particulier des conséquences sur les populations des contrefaçons de médicaments ainsi que d’autres produits liés à la santé et à la sécurité », a indiqué le Secrétaire Général de l’OMD, M. Michel Danet. « Le bien-être économique et social de tous les pays est menacé, et ce danger conforte plus encore ma détermination à faire en sorte que les services de douane, partout dans le monde, prennent une part active à la lutte contre ce commerce ».
De faux antipaludéens et du faux lait maternisé ont déjà fait plusieurs morts un peu partout sur la planète, et l’Organisation mondiale de la santé estime que plus de 10 pour cent des médicaments présents sur le marché mondial sont des contrefaçons, atteignant près de 25 pour cent dans les pays en développement.
La lutte contre la contrefaçon et le piratage ne peut être efficace que si les secteurs public et privé coordonnent leurs actions. L’engagement à cet égard de la Global Business Leaders Alliance Against Counterfeiting (Alliance mondiale des entreprises contre la contrefaçon - GBLAAC), de l’Association internationale des marques (AIM), de l’International Security Management Association (ISMA) et de la Chambre de commerce internationale témoigne de la coopération qui s’exerce actuellement.
« Les questions de la contrefaçon et du piratage ont suscité cette année un regain d’intérêt tout à fait inédit à la fois chez les gouvernements et chez les industriels, et la mise en place de si nombreuses initiatives nouvelles pour faire face à un commerce des contrefaçons en constant développement est encourageante », a déclaré M. William Dobson, Directeur exécutif de la GBLAAC. « Pourtant, le problème ne cesse d’empirer, et ce sera pour nous un véritable défi que de traduire cette activité en actes concrets propres à mener les producteurs de contrefaçons à la ruine et dans le seul lieu où ils devraient être : en prison ».
Extrait du communiqué de presse de l’OMD (Organisation Mondiale des Douanes).
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